Culture

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Pavillon Horta-Lambeaux
Pavillon Horta-Lambeaux

Le retour de la belle saison a marqué le moment de la réouverture du Pavillon Horta-Lambeaux, situé au cœur du parc du Cinquantenaire, à Bruxelles.

Ce petit bâtiment de style néo-classique, dessiné en 1889 par Victor Horta, abrite le célèbre relief en marbre blanc nommé «Les Passions Humaines» : une œuvre du sculpteur Jef Lambeaux.

Le Pavillon sera accessible jusqu'au 28 octobre, les mercredis de 14h à 16h et les samedis et dimanches de 14h à 16h45. Chaque dernier dimanche du mois, à 10h30 (Fr) et 11h30 (Nl), il est possible de participer à une visite guidée pour individuels, à réserver sur www.ticket.kmkg-mrah.be.

E.L.

Info : tél. 02 741 73 31 - www.kmkg-mrah.be/fr/pavillon-horta-lambeaux

Fernand Léger. Le Beau est partout
Fernand Léger. Le Beau est partout

Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles consacre, jusqu'au 3 juin, une rétrospective au célèbre artiste français de l’art moderne : Fernand Léger (1881-1955). «Fernand Léger. Le Beau est partout» retrace toute la carrière de l’artiste et revient sur ses cinquante ans de créativité, et s’ouvre sur la peinture monumentale « Le transport des forces » (1937), de 8 mètres de large. Le parcours, constitué de 100 œuvres, s’articule autour de six chapitres - vitesse et machine, poésie, cinéma, cirque et danse, architecture, engagement politique - qui approfondissent les thèmes essentiels de son travail.

D’abord apprenti-architecte en Normandie avant de devenir peintre, Fernand Léger développe sa propre version du cubisme après la découverte de Cézanne au début du 20e siècle à Paris. Il est le témoin passionné d’un siècle foisonnant, marqué par l’avènement d’une société urbaine et industrielle, et fait le constat de la puissance esthétique de la vie moderne, trépidante et colorée, et du défi extraordinaire que celle-ci représente pour les artistes. Dans son œuvre se déploient les images de la ville avec ses hommes-machines, sa typographie publicitaire et ses structures ingénieuses de tuyaux et d’engrenages. Sa peinture traduit, par l’esthétique du contraste des formes et des couleurs, le morcellement de la vision et le rythme syncopé d’une société en plein essor. Son art apparaît comme un hymne à la vie de l’homme ordinaire.

L’exposition montre, sous un angle inédit, comment l’artiste réinvente la peinture en s’inspirant du monde qui l’entoure et d’un dialogue avec d’autres disciplines artistiques (poésie, cinéma, arts de la scène et architecture). Fernand Léger sort littéralement la peinture de son cadre et investit l’écran, la scène et même les murs de la ville. Dans sa quête de renouveau, le peintre s’essaie aux formes artistiques les plus diverses, de l’album illustré au décor de ballet, en passant par la fresque murale et le cinéma expérimental. Et toutes ces expériences imprègnent sa peinture en retour. L'exposition met également en lumière les nombreuses collaborations artistiques engagées par l’artiste avec les architectes tels Le Corbusier, Charlotte Perriand, Robert Mallet-Stevens, les réalisateurs comme Abel Gance et Marcel L’Herbier, le danseur Jean Börlin, les musiciens Darius Milhaud et Arthur Honegger, ainsi que le poète Blaise Cendrars.

S.D.

Info : tél. 02 507 82 00 – www.bozar.be

Photo : Partie de campagne (1953) de Fernand Léger – Centre Pompidou, Paris – Musée national d’art moderne / Centre de création industrielle / © SABAM Belgium 2018

« Melancholia » à la Villa Empain
« Melancholia » à la Villa Empain

Septante oeuvres d’artistes majeurs, originaires de différentes parties du monde, et de nombreuses installations conçues in situ pour la Fondation Boghossian, sont regroupées dans l'exposition « Melancholia » qui se tient jusqu'au 19 août à la Villa Empain.

Cette exposition couvre plus de 150 ans de représentation artistique et invite le public à explorer le sentiment mélancolique et ses représentations universelles, au travers d’un dialogue établi entre les oeuvres d’artistes modernes et contemporains, qui sont inspirés par la nostalgie d’un ailleurs ou d’un avant, et par les représentations de la solitude, des ruines et du temps qui passe.
Les artistes concernés sont : Etel Adnan, Manal Al Dowayan, El Anatsui, Farah Atassi, Abdelkader Benchamma, Barbara Bloom, Joseph Beuys, Christian Boltanski, Pascal Convert, Eli Cortiñas, Giorgio De Chirico, Paul Delvaux, Marlene Dumas, Lionel Estève, Jef Geys, Alberto Giacometti, Geert Goiris, Mimmo Jodice, On Kawara, Martin Kippenberger, KRJST Studio, René Lalique, Marwan, Mathieu Mercier, Melik Ohanian, Claudio Parmiggiani, Giuseppe Penone, Constant Permeke, Félicien Rops, Marius-Ernest Sabino, Norbert Schwontkowski, Lucile Sevin, Kiki Smith, Léon Spilliaert, Tatiana Wolska, Samuel Yal, Rémy Zaugg et Lamia Ziadé.

S.D.

Villa Empain : 67 avenue Franklin Roosevelt - 1050 Bruxelles - www.boghossianfoundation.com

Photo : Pascal Convert - Falaise de Bâmiyân, 2017 / © Lola Pertsowsky

La Famille royale fait la Une
La Famille royale fait la Une

A l’occasion de ses nonante ans, Soir mag (anciennement Le Soir illustré) ouvre ses archives et les expose, jusqu'au 9 juin prochain, au Musée d'Art et d'Histoire, au Cinquantenaire à Bruxelles.

A travers plus de 300 couvertures, l’hebdomadaire du groupe Rossel a choisi de survoler neuf décennies de la grande et petite histoire de notre dynastie. De la fin du règne d’Albert Ier à celui de Philippe, c’est la saga d’une famille et d’un peuple qui est présentée dans l'exposition «La Famille royale fait la Une». Agrandies au format A2, ces couvertures historiques - en noir et blanc et en couleurs - sont visibles sur des colonnes inspirées des célèbres colonnes Morris parisiennes.

Témoin privilégié du passé, Soir mag est aussi bien ancré dans le présent. Aussi, le parcours de «La Famille royale fait la Une» est-il jalonné d’écrans permettant, notamment, la visite virtuelle du bureau du roi Philippe.

E.L.

Musée d'Art & d'Histoire : Parc du Cinquantenaire 10 - 1000 Bruxelles

Turpitour... Bruxelles et ses petits travers
Turpitour... Bruxelles et ses petits travers

Il s'agit à la fois d'un parcours touristique et d'un spectacle satirique, à bord d'un bus, qui mène les voyageurs à travers diverses communes de la Région de Bruxelles Capitale. Les auteurs et interprètes Jean-Michel Briou et Bernard Melchior sont les fondateurs du concept Turpitour et ils bénéficient, pour ce projet, du parrainage de la Brasserie Lefebvre. Ils font (re)découvrir quelques lieux bruxellois aux histoires surprenantes, ses quartiers attachants et insolites; et ce, sur fond musical avec chansons (en live) et en évoquant des anecdotes amusantes et des situations drôles. Le tout saupoudré d'une bonne dose d'ironie et d'autodérision.

Conçu comme une visite guidée agrémentée d'un show hilarant, ce circuit de 90 minutes passe par une vingtaine de lieux emblématiques, dans une dizaine de communes, et fait une petite halte à l'Abbaye de La Cambre. Les lieux et les acteurs de la région y sont classés en six catégories : abracadabrants, entourloupes, micmacs, olibrius, ripoux et pignoufs. Les sempiternelles querelles régionales, décisions tarabiscotées, combines et manigances sont bien évidemment mises en exergue!

Turpitour est programmé tous les samedis et dimanches à 11h et 14h30. Le point de rendez-vous pour le départ est la Brasserie « La Porteuse d'Eau » – 48 rue Jean Volders – 1060 Bruxelles. Le prix est de 25 € / personne. Réservation en ligne : www.billetweb.fr/turpitour.

Si le Turpitour ravira sans nul doute un large public, il est toutefois bon de savoir qu'il ne s'agit nullement d'un circuit touristique classique et que pour apprécier toutes les « saveurs » de ce tour de ville, il est préférable de bien maîtriser la langue française et de connaître un peu la complexité du contexte – tant au niveau historique que politique – qui caractérise la capitale de l'Europe!

L.B.

www.turpitour.be

Photo : Jean-Michel Briou et les passagers du Turpitour lors de l'arrêt à l'Abbaye de La Cambre.

Guide Culturel de Bruxelles 2018
Guide Culturel de Bruxelles 2018

Outil idéal pour profiter pleinement de la richesse de l’offre culturelle de la capitale et planifier ses sorties et ses loisirs de l'année 2018, le nouveau Guide Culturel de Bruxelles est paru le 20 novembre dernier. Une initiative de la Fondation pour les Arts, réalisée en collaboration avec visit.brussels et avec le soutien de la Région de Bruxelles Capitale.

La première partie de l’ouvrage propose un tour d’horizon, mois par mois, des festivals, des expositions et des grands événements qui animeront la capitale durant toute l'année 2018. La deuxième partie présente l’ensemble des salles de spectacle et de théâtre, avec leur programmation respective. Et en fin du guide, on retrouve une liste des adresses culturelles et récréatives de la capitale : centres culturels, musées, cinémas, clubs de jazz, cafés, visites thématiques et tours de ville. Cette année, le guide dispose aussi d’une toute nouvelle fonctionnalité avec l’appli mobile IGOTO, qui permet d'obtenir, à tout moment, des informations actualisées. Il suffit de scanner un visuel du guide pour obtenir, sur son smartphone, toutes les informations pratiques de l’événement choisi. L’édition 2018 du guide est en vente dans les librairies et les bureaux de tourisme de la capitale.

S.D.

PhotoBrussels Festival
PhotoBrussels Festival

Créé en 2016, le PhotoBrussels Festival est une rencontre dédiée à la photographie contemporaine, sur un thème donné et réunissant des photographes de différentes cultures et origines.

La deuxième édition du PhotoBrussels Festival est consacrée à la photographie de portraits et se tient, du 17 novembre au 20 janvier, au Hangar Art Center à Ixelles. Toutefois, ayant pour objectif de rayonner dans Bruxelles puis au niveau national et international, PhotoBrussels Festival se déploie dans la ville à travers la participation d'autres galeries et lieux culturels. Comme cette année, par exemple, le Korean Cultural Center, l'Atelier Relief ou la Galerie Particulière.

PhotoBrussels Festival

Elle rassemble environ 150 œuvres réalisées par 16 artistes et un mixte de photographie d’auteur et de photographie documentaire reflétant toutes les facettes techniques de la photographie contemporaine. Les étudiants de la section photo de La Cambre (Bruxelles) et de celle de l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers ont été invités à exposer leurs travaux au Petit Hangar, nouvel espace ouvert depuis septembre dernier.

Sont également au programme de ce festival : des expositions hors murs, une rencontre avec le photographe et portraitiste français Pierre Gonnord (15 novembre, en preview du festival), un workshop Leica (25 novembre), des visites guidées organisées par Arkadia (2 et 10 décembre) ainsi qu'un bookshop proposé, pendant toute la durée du festival, au Hangar par la Librairie Hors Format.

Les artistes participant à cette édition 2017 sont Niloufar Banisadr (Iran), Liu Bolin (Chine), Flora Borsi (Hongrie), Clark & Pougnaud (France), Karel Fonteyne (Belgique), Pierre Gonnord (France), Sam Ivin (Grande-Bretagne), Youngho Kang (Corée), Jean-Daniel Lorieux (France), Marie Moroni (France), Orlan (France), Olivier Truyman (Belgique), David Uzochukwu (Autriche), Ruud van Empel (Pays-Bas), Jean–Marc Wullschleger (France) et Jean–Claude Wouters (Belgique).

S.D.

Hangar Art Center : 18 Place du Châtelain – 1050 Brussels – www.photobrusselsfestival.com

photo 1 : © Pierre Gonnord (2009) / photo 2 : © Ruud van Empel (2016)

100 trésors des musées bruxellois
100 trésors des musées bruxellois

Les musées bruxellois regorgent de pièces uniques et la richesse des collections permanentes des musées de la capitale est exceptionnelle. Quelques pièces extraordinaires ont été rassemblées dans un livre intitulé « 100 trésors des musées bruxellois »; un ouvrage paru aux Editions Racine - Lannoo et réalisé en collaboration avec le Conseil Bruxellois des Musées.

Qu’il s’agisse d’oeuvres de Magritte, Panamarenko ou Brueghel, des iguanodons de Bernissart, d’un fétiche à clous congolais ou de hochets précieux, les cent trésors présentés dans ce livre appartiennent aux collections permanentes de 41 musées bruxellois. Ils ont été sélectionnés en fonction de leur portée historique, leur état de conservation, leur unicité et leur rareté. Pour chacune des pièces, les auteurs livrent une description, une remise en contexte et une anecdote.

Cette publication, disponible en français, en néerlandais et en anglais, est vendue en librairie ainsi que sur les sites : www.brusselsmuseums.be et www.racine.be

C.F.

Un photographe à suivre...
Un photographe à suivre...

Benoît Theunissen est né en 1960. Dès sa sortie de l’Insas en 1981, il travaille dans le domaine du cinéma. Il débute tout en bas de l’échelle, d’abord comme machiniste puis chef machiniste. Les techniques évoluant toujours, et désireux d’évoluer avec elles, Benoît Theunissen a suivi une formation d’opérateur steadicam. Il est très vite remarqué pour la qualité de son travail avec ce nouveau type de matériel et est appelé sur des productions ambitieuses. Durant plus de trois décennies, Benoît Theunissen a fréquenté quantité de réalisateurs aux origines et univers les plus divers. Mais il apprécie aussi énormément la photographie. Il précise que la photo lui permet d’opérer un travail personnel qui ne dépend pas d’un réalisateur ou d’un chef opérateur. Cela ne fait que cinq ans qu'il expose ses clichés photographiques. Il ressent le besoin de communiquer au public cette sensibilité photographique en dehors de son travail de technicien. Dans l’exposition présentée, l'été dernier, à la Private Gallery à Ixelles, Benoît Theunissen proposait trois types de photos : portraits « People », paysages « Urban » et paysages « Nature ». Des photos de visages de femmes, d'hommes et enfants issus de diverses contrées, que l'on retrouve dans son livre « People - Photography collection », paru en mai 2016 chez l'éditeur Atom Prod sprl. Chaque portrait repris dans l'ouvrage est le fruit d'une rencontre imprévue, au gré d'une balade et d'un court échange avec le sujet photographié.

L.B.

(www.theunissen-benoit.com)