Culture

Cliquez sur la photo pour l'agrandir


BRAFA 2022
BRAFA 2022

La prochaine BRAFA, Brussels Art Fair, aura lieu du 23 au 30 janvier 2022, sur le site de Tour & Taxis à Bruxelles.

Cent trente-quatre exposants, originaires de quatorze pays, ont déjà confirmé leur participation à cette 67e édition, parmi lesquels une majorité de galeries fidèles de longue date et un contingent de nouveaux noms, répartis en deux catégories : ceux qui ont rejoint la BRAFA 2021 en galeries et ceux pour qui il s'agira d'une réelle première participation.

Complément indispensable à l’édition physique de la foire, son site web présentera aussi une large sélections d'œuvres. Il hébergera surtout une initiative qui a rencontré un franc succès lors de l'édition en galeries de janvier 2021. A savoir, la présentation de courtes vidéos réalisées par les exposants eux-mêmes. Une manière originale de présenter les plus beaux objets tout en révélant la spécificité de la galerie.

L'invité d’honneur sera le plasticien belge Arne Quinze, dont l’art tout entier puise son inspiration dans les beautés de la nature. Chacune de ses créations est précédée d’une observation méticuleuse et admirative de son large jardin aux fleurs sauvages qui entoure son studio, situé au cœur du petit village de Laethem-Saint-Martin, reconnu comme le centre de l’Expressionisme flamand.

Dans le cadre de la BRAFA 2022, l'artiste exposera des peintures de grand format dont un quadriptyque inspiré des «quatre saisons», une série d'œuvres sur papier, une sculpture monumentale, des installations spaciales, sonores et vidéo, ainsi que le dessin du tapis de cette édition 2022. Ses créations colorées apporteront sans aucun doute une atmosphère joyeuse à l'événement.

D.T.

www.brafa.art

Photo : Arne Quinze / © Dave Bruel

Article mis en ligne en novembre 2021


«Witches»... le monde des sorcières
«Witches»... le monde des sorcières

L'Université Libre de Bruxelles (ULB) présente à l'Espace Vanderborght, jusqu'au 16 janvier 2022, l’exposition «Witches». Conçue par ULB Culture avec un comité scientifique multidisciplinaire, en co-production avec la Ville de Bruxelles, cette exposition – placée sur le thème des sorcières – rassemble plus de 300 œuvres et objets ethnographiques, issus des collections d’une cinquantaine de musées et galeries. Des procès en sorcellerie à la littérature merveilleuse, de la figure démoniaque à la gentille sorcière de la pop culture, «Witches» croise les histoires réelles des sorcières et leurs représentations à travers les âges et les arts.

Persécutées dès la fin du Moyen Age, les sorcières font leur retour comme symbole d’affirmation féministe et figure de transgression. Objets de crainte ou de fascination, les sorcières traversent les imaginaires et les époques, de la construction du stéréotype de la sorcière démoniaque jusqu’au groupe W.I.T.C.H à Wall Street en ‘68 et sa réhabilitation contemporaine, notamment par les mouvements queer et féministes. Pour comprendre cette évolution, l’exposition «Witches» fait voyager des premiers procès en sorcellerie aux contes de fées, en passant par la peinture et le cinéma. Objets ethnographiques, manuscrits, peintures, photographies, œuvres cinématographiques, performances artistiques, danse… à la croisée de l’histoire et des mythes, des sciences sociales, de la philosophie et des études de genre, le parcours explore les enjeux de société qui nourrissent les archétypes de la sorcière.

L’exposition a été co-réalisée avec l’ENSAV – La Cambre. En effet, pendant une année académique, deux ateliers – de six groupes d’étudiant·e·s – ont été impliqués pour concevoir la scénographie et le graphisme du parcours proposé.

M.VD.

Photo : Félicien Rops – La petite sorcière, s.d. – Bibliothèque Royale de Belgique – KBR


World Press Photo à La Cité Miroir
World Press Photo à La Cité Miroir

Le concours annuel de photojournalisme – World Press Photo – récompense des photographes professionnels pour leurs meilleurs clichés et leur contribution au photojournalisme. Impressionnantes, interpellantes, ces photos dévoilent un instantané du monde tel qu’il est. Lancé en 1955, le prix World Press Photo est aujourd’hui une institution au niveau mondial. Les photos de presse des lauréats sont choisies pour leur justesse et le message qu’elles délivrent sur le monde dans plusieurs catégories : environnement, sports, actualités, nature, populations, etc. L’exposition regroupant les photos des lauréats voyage dans de nombreux pays et est vue par près de quatre millions de visiteurs chaque année.

Du 30 octobre au 30 décembre 2021, à l’invitation des Territoires de la Mémoire asbl, La Cité Miroir à Liège accueille les lauréats du prix World Press Photo 2021, qui récompense les meilleures photos réalisées l'an dernier. Les 150 clichés présentés pour cette nouvelle édition plongent au cœur d’actualités fortes de 2020, comme la pandémie de covid-19, le conflit israélo-palestinien ou encore les manifestations Black Lives Matter. Mais ils montrent aussi nombre de réalités contemporaines sur les modes de vie dans le monde, notre environnement et nos sociétés. Ces images évoquent des histoires poignantes où la vie est tantôt tragique, tantôt terrifiante, mais aussi pleine d’espoir, de complicité et d’humanité.

Par le biais de cette exposition d’envergure, les Territoires de la Mémoire souhaitent ouvrir des fenêtres critiques sur les réalités contemporaines. L'association œuvre à questionner les conflits, les injustices, les atteintes aux droits fondamentaux et, particulièrement, celles qui mettent en péril les valeurs de dignité, de liberté et d'égalité. Elle veut également mettre en lumière les humanités et les solidarités de notre monde. L'association défend ainsi la nécessité du photojournalisme et de la liberté de la presse comme outils de citoyenneté active, de contrôle démocratique et d’indignation résistante.

C.F.

Information et réservation : tél. 04 230 70 50 – www.citemiroir.be

Photo : New Life / © Jaime Culebras / © World Press Photo


«Pars pro toto» de l'artiste Silvia Hatzl
«Pars pro toto» de l'artiste Silvia Hatzl

«Pars pro toto – Une partie pour le tout» est le titre de la nouvelle exposition de la plasticienne et performeuse Silvia Hatzl, présentée à la Chapelle de Boondael à Ixelles, jusqu'au 31 octobre. L’installation est mise en résonance avec des performances musicales et théâtrales, ainsi que des conférences et, chaque semaine, un(e) peintre expose ses œuvres dans le cœur de la Chapelle. Sculptrice, scénographe et créatrice de costumes de théâtre, Silvia Hatzl (1966) travaille à Bruxelles et dans sa Bavière natale. Ses œuvres parcourent les collections et musées internationaux.

L'exposition «Pars pro toto» prend la forme d’un cortège monumental, composé d’une soixantaine de sculptures de tissu, opaques ou diaphanes. Au produit fonctionnel qu’est le vêtement, Silvia Hatzl préfère l’habit pour désigner le sujet de sa recherche artistique. Chacune de ses créations transforme, déroute ou exalte le regard. Petites ou grandes, diaphanes ou profondément sombres, drapées, tendues ou enrobées, ses sculptures de tissu sont façonnées à partir d’éléments organiques – soie, papier, coton, chairs, boyaux, cendres – et de pigments naturels. Elles s’apparentent à des secondes peaux qui conservent les traces des vivants qui les ont habitées.

S.D.

www. silviahatzl.com

Photo : © Silvia Hatzl

Musée de la Mode d'Anvers
Musée de la Mode d'Anvers

«Mode 2.021 Anvers – Mode/Engagée» est l’ambitieux programme de réouverture lancé par le Musée de la Mode d’Anvers (MoMu), en collaboration avec la ville d’Anvers et visitflanders.

Du week-end d’ouverture, les 4 et 5 septembre 2021, jusqu’à fin janvier 2022, le MoMu va essaimer la culture de la mode dans toute la ville en enchaînant expositions fascinantes, projets en plein air, promenades à thème et animations diverses. Le fil conducteur de toutes ces activités : la transition à l’échelle globale et les changements significatifs que connaît le monde de la mode.

Le «2.0» de Mode 2.021 symbolise la réinitialisation générale dans le secteur, une remise en cause qui a été accélérée par la crise sanitaire du Covid. Le nom «Mode/Engagée» évoque un message multiple. La mode est un secteur industriel en mutation numérique, le styliste a un rôle prépondérant à jouer et le consommateur est, de plus en plus, sensible aux enjeux écologiques. Cette appelation souligne également que le style vestimentaire répond à des choix conscients et rappelle la position internationale de la cité scaldienne dans l’évolution de la mode, une ville qui attire tout autant les acteurs du secteur du monde entier que ceux qui remettent son mode de fonctionnement en question.

L'objectif est d’ouvrir le MoMu au grand public en le présentant comme un hub de la mode et un lieu de rencontre qui offre un panorama de la discipline aussi vaste que possible. Le musée a été rénové et sa réouverture sera naturellement le grand évènement du projet «Mode 2.021 Anvers – Mode/Engagée». Le MoMu a élaboré un programme de réouverture qui s’intéresse tout particulièrement aux grands changements d’aujourd’hui et de demain.

L.B.

MoMu : Nationalestraat 28 -– 2000 Antwerpen – tel. 03. 470 27 70 – www.momu.be

© Photo : Hanna Moon - Creative director : Isabella Burley, Stylist : Agata Belcen, Casting : Sarah Small, Make-up : Inge Grognard, Hair : Kiyoko Odo, Fashion : Botter, Model : Feran Mieso, Production : Thea Charlesworth

Article mis en ligne en août 2021

Le Beffroi de Mons : l'histoire d'une incroyable restauration (1983-2015)
Le Beffroi de Mons : l'histoire d'une incroyable restauration (1983-2015)

Construit entre 1661 et 1672 et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1999, le Beffroi de Mons – symbole culminant de la ville et unique beffroi baroque de Belgique – a connu une restauration exceptionnelle pendant trente ans.

Avec ses 365 marches, ses 87 mètres de haut et ses 49 cloches, le Beffroi de Mons, a traversé et marqué l’Histoire de la région.

Du 10 juillet 2021 au 2 janvier 2022, la Salle Saint-Georges accueille une exposition intitulée «Le Beffroi de Mons : l'histoire d'une incroyable restauration (1983-2015)» qui dévoile les multiples aspects et chapitres de cette vaste aventure architecturale et humaine, au cœur de Mons.

Un parcours retrace les trois décennies de cette aventure hors-norme, au travers des traces, documents et témoignages laissés par deux générations d’artisans, d’architectes et d’experts.

Au cœur de l'exposition, une série de témoignages inédits (architectes, ingénieurs, tailleurs de pierre, etc.) ainsi que de nombreux dessins, photos, peintures, vidéos et objets issus des collections de la Ville de Mons, précieusement conservés, racontent l'histoire de cet incroyable chantier.

Six chapitres, précédés d’une introduction et d’une mise en contexte historique, constituent le parcours de l’exposition. Restauration du bulbe, des toitures et de l’étage des cloches, restauration des façades, travaux intérieurs et aux abords du square de la rue des Gades... Chaque section du parcours coïncide à une phase spécifique des travaux.

Cette exposition s’adresse tant au grand public qu'aux professionnels, chercheurs et étudiants. L’occasion, pour les visiteurs, de se réapproprier cette histoire constitutive de Mons et de son patrimoine. A découvrir jusqu'au 2 janvier 2022.

S.D.

www.visitmons.be - www.sallesaintgeorges.mons.be

Photo : Aménagement du Beffroi de Mons, avec au centre l'ascenseur panoramique (phase VI) / cliché : S. Brison, © Ville de Mons.

Article mis en ligne en juillet 2021

«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza
«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza

Tous les visiteurs du Parc Pairi Daiza peuvent désormais observer les manchots pour lesquels un territoire remarquable a été construit sur le site. Il s'agit d'un territoire de 850 m² adapté au comportement naturel de ces animaux, conçu dans un esprit de développement durable et doté de lumière naturelle, de revêtements de sols variés, d’un air assaini et d’un bassin d’eau salée.

Dans la «Grotte aux manchots», la température ambiante est maintenue à une moyenne de 4°C avec un maximum absolu de 7°C. Des recherches récentes ayant montré combien le spectre lumineux est fondamental pour le bien-être de ces animaux, l'enclos est doté d'une grande verrière de lumière naturelle de 100 m² qui ouvre le plafond de la grotte vers le ciel, juste au-dessus du territoire principal nommé «l’île». Les besoins en rayons UV sont donc fournis par la lumière naturelle, tandis qu’un complément de lumière est prodigué par un système d'éclairage artificiel, basé sur un mélange d’ampoules LED et halogènes.

D’une taille de 850 m², dont 300 m² réservés aux visiteurs, la «Grotte aux manchots» veille à la bonne condition physique de ses habitants et leur permet d’exprimer au mieux leurs comportements naturels. Leur habitat consiste en trois zones, établies sur deux niveaux : l'île (212 m², le bassin (350 m³) et la mezzanine (140 m²). La première est composée de plusieurs plateformes séparées par des espaces rocheux permettant un comportement territorial et une appropriation par les couples. Au sol, différents types de revêtements, tels que des galets naturels pour la construction de nids, des plages en galets stabilisés, des rochers pour permettre l'escalade et le positionnement en hauteur. Le bassin offre une profondeur variable de 3 m à 80 cm. Les manchots pouvant passer 75% de leur vie en mer, ce bassin a été construit suffisamment grand et long pour que les manchots puissent y déployer toute leur capacité de nage. Quant à la mezzanine – aussi appelée promenade des manchots –, elle contient l'aire de nourrissage où, après s'être nourris, les manchots continuent leur parcours le long de la mezzanine, passent devant les visiteurs pour, ensuite, redescendre via une rampe de glisse et rejoindre l’île qui abrite la olonie.

«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza

Afin de permettre aux visiteurs de bien pouvoir observer les manchots, différents points de vue ont été aménagés : de plain-pied avec la colonie sur l’île, en vision subaquatique et en hauteur le long de la mezzanine, ou encore dans les quatre chambres qui proposent des expériences uniques au contact des manchots.

Actuellement, douze manchots papous – 5 mâles et 7 femelles âgés de 1 à 35 ans – résident dans la «Grotte aux manchots». Ils ont été confiés au Parc Pairi Daiza par l’Oceanografic Valencia (Espagne), le Zoo d’Anvers et le Zoo de Munich (Allemagne). Depuis leur arrivée en février 2021, ils forment une colonie bien soudée.

Les manchots papous sont des oiseaux vivant en Antarctique. A ce stade, ils sont classés en «préoccupation mineure» sur la liste rouge des espèces en danger dans la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Plusieurs menaces pèsent toutefois sur l’espèce dans son milieu naturel : surpêche, capture accidentelle dans les filets de pêche, pollution générée par les exploitations pétrolières, ingestion de particules plastiques, réchauffement climatique qui fait fondre la banquise où ils doivent trouver des partenaires, s’accoupler et élever leurs petits. Pour protéger le manchot papou à long terme, Pairi Daiza participe à un programme européen coordonné par l’Association européenne des Zoos et Aquariums.

C.F.

www.pairidaiza.eu

Photos : © Pairi Daiza / 1. île aux manchots et 2. bassin de la grotte aux manchots.

Article mis en ligne en juillet 2021

Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»
Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»

Les Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles conservent une belle collection de vitraux, constituée de plus de 350 œuvres datant du 13e au 20e siècle. Grâce au projet de recherche interdisciplinaire «Fenestra - 800 ans d’histoire du fenestrage» - qui, démarré en 2017 et coordonné par le département de physique appliquée et de photonique de la Vrije Universiteit Brussel, réunit les Musées royaux d'Art et d'Histoire, l’Institut royal du Patrimoine artistique, avec la collaboration du University College London et l’Institut de Recherche sur les Archéomatériaux d’Orléans -, cet ensemble qui constitue une ressource importante pour l’étude du «verre plat» dans les anciens Pays-Bas, est maintenant analysé, conservé dans de bonnes conditions, valorisé et en partie exposé.

Longtemps «oubliée», la collection des Musées royaux d'Art et d'Histoire est une véritable référence dans le domaine du vitrail en Belgique. Les 350 œuvres sont désormais consultables dans le catalogue en ligne du musée (Carmentis projet Fenestra).

Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»

Depuis le 2 juillet 2021, une sélection de médaillons issus de cette collection est exposée au Musée Art & Histoire. Ces petits panneaux de verre incolore sont généralement circulaires, d’où le nom de «médaillon» ou «rondel», et sont rehaussés d’un décor peint. Les rondels exposés datent des 16e et 17e siècles, période pendant laquelle les arts verriers des Pays-Bas et de la principauté de Liège étaient en plein essor.

L’exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre» retrace, dans un premier temps, l’évolution technologique et artistique du verre peint. La seconde partie de l’exposition s’attache aux thèmes représentés sur les rondels. Ceux-ci sont souvent peints de scènes religieuses - illustrant les saints patrons ou les scènes bibliques -, ou encore de représentations profanes répondant aux goûts nouveaux de la clientèle aisée qui se développait à l’époque. Les rondels forment parfois des séries, illustrant différents épisodes d’un même récit. Ils sont souvent inspirés de copies de tableaux de peintres réputés. L’essor de la gravure et l’invention de l’imprimerie ont permis, par la suite, aux peintres-verriers d’avoir accès à de nouveaux modèles.

Enfin, l’exposition aborde la question des centres de production. Si, au cours des 16e et 17e siècles, la production de rondels devint une industrie florissante aux Pays-Bas, leur attribution à l’un ou l’autre atelier, est souvent difficile. Pour distinguer le travail des peintres-verriers actifs à Anvers, Bruges, Gand, Malines, Bruxelles, Louvain, Liège où d'ailleurs, il faut se baser sur l’iconographie, la technique utilisée et le style, ou encore la provenance des pièces.

C.F.

www.kmkg-mrah.be

Photos : © KIK-IRPA, Brussels / 1. Panneau incluant un rondel – Ancien Hôpital Sainte Elisabeth de Lierre, milieu du 16e siècle, et 2. Médaillon «Scène de l’histoire du fils prodigue» attribué à Dirk Vellert – Anvers, 1530-1545.

Article mis en ligne en juillet 2021

Nouveaux manuscrits exposés au KBR museum
Nouveaux manuscrits exposés au KBR museum

Inauguré en septembre 2020, le KBR museum a pour mission de valoriser un trésor national caché depuis 600 ans : la Librairie des Ducs de Bourgogne et ses superbes manuscrits du XVe siècle. Tous les six mois, le musée expose une nouvelle sélection d’ouvrages provenant de cette collection exceptionnelle. De fait, les manuscrits du KBR museum sont trop fragiles pour être exposés en permanence. Aussi, après six mois passés en vitrines, les folios doivent être protégés de la lumière durant six ans. Selon les normes internationalement reconnues, l’exposition d’un parchemin ne peut dépasser 12.500 heures/lux par an.

Depuis le 11 mai dernier, une nouvelle sélection de manuscrits et de miniatures provenant de la Librairie des Ducs de Bourgogne y est exposée.

La nouvelle sélection présente des documents uniques ainsi que des miniatures provenant du Recueil des histoires de Troie ou du Livre des faits d’armes et de chevalerie, ainsi que le second volume des Chroniques de Hainaut. Au total, 77 nouveaux manuscrits sont à découvrir.

Toutefois, les manuscrits qui ont été exposés précédemment restent accessibles en ligne via Belgica, la bibliothèque numérique de KBR (https://belgica.kbr.be). Il est d’ailleurs possible de feuilleter la quasi-totalité des manuscrits de la Librairie des Ducs de Bourgogne sur le site www.kbr.be. L’application permet même d’agrandir les miniatures dans leurs moindres détails.

S.D.

KBR museum : Mont des Arts 28 – 1000 Bruxelles – www.kbr.be

Photo : Jacques de Guise, Chroniques de Hainaut, vol. II. Traduction de Jean Wauquelin – Pays-Bas méridionaux (Mons et Bruges), seconde moitié du XVe siècle. Le roi Radbod emporté par les démons

Article mis en ligne en mai 2021

«Trees for memories» à la Villa Empain
«Trees for memories» à la Villa Empain

Après le Varusschlacht Museum de Kalkriese et le Bundestag de Berlin en Allemagne, la Fondation Boghossian accueille – au Project Space de la Villa Empain – l'exposition « Trees for memories », du 4 juin au 24 octobre. Elle sera, ensuite, visible au Parlement Européen à Bruxelles, en novembre 2021, avant d’être présentée, en 2022, à l’ONU à New York.

Cette exposition réunit les œuvres de 31 artistes de réputation internationale. Un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale, leurs œuvres constituent, chacune à leur manière, un plaidoyer pour la paix.

Ces oeuvres ont pour point de départ commun un bloc de chêne carré (30 x 30 x 30 cm). Ce bois, issu d’une section du front en Alsace, porte encore en lui les stigmates de la guerre. Par les blessures qui leur ont été infligées, les fragments de projectiles en métal encore incrustés à l’intérieur, ainsi que le noircissement de leur surface, ces blocs de bois sont à la fois des reliques et des témoins de la guerre.

«Trees for memories» rassemble des artistes qui se sont unis pour donner voix au bois, afin que les arbres puissent raconter leur histoire. Cette exposition cherche à définir un modèle de coexistence pacifique et non-violente : en présentant les oeuvres d’artistes mondialement réputés, tous issus de pays ayant participé militairement à cette guerre, elle proclame la capacité de l’art et des artistes à changer le monde et à permettre une coexistence plus pacifique.

Les artistes exposés sont Aljoscha (Ukraine), Miroslaw Balka (Pologne), Jean Boghossian (Arménie), Christian Boltanski (France), Monica Bonvicini (Italie), Wim Botha (Afrique du Sud), Greta Brătescu (Roumanie), Pedro Cabrita Reis (Portugal), Tony Cragg (Royaume-Uni), Berlinde De Bruyckere (Belgique), Braco Dimitrijević (Croatie), Cevdet Erek (Turquie), Fiona Hall (Australie), Sadaharu Horio (Japon), IRWIN (Slovénie), Ilya & Emilia Kabakov (Russie), Anish Kapoor (Inde), David McCracken (Nouvelle-Zélande), Hermann Nitsch (Autriche), Roman Ondak (Slovaquie), Sándor Pinczehelyi (Hongrie), Sean Scully (Irlande), Kiki Smith (États-Unis), Nedko Solakov (Bulgarie), Costas Varotsos (Grèce), Rirkrit Tiravanija (Thaïlande) , Jana Sterbak (Canada), Raša Todosijević (Serbie), Günther Uecker (Allemagne), Huang Yong Ping (Chine)et Jana Želibská (Tchèquie).

D.T.

Photo : Anish Kapoor, Untitled, 2018 – «Un sanctuaire pour les morts, les blessés, et à la mémoire des laissés pour compte. Soyons vigilants, cela peut et va se reproduire si nous le permettons»

Article mis en ligne en mai 2021

Installation «Origami for Life» aux MRBAB
Installation «Origami for Life» aux MRBAB

Avec «Origami for Life», imaginé par l'artiste et designer belge Charles Kaisin, ce sont plus de 20.000 oiseaux de papier qui s’emparent du grand hall d’entrée des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, jusqu'au 31 décembre 2021.

Cette gigantesque installation – de 5 mètres de haut sur 16 mètres de long – est une œuvre artistique participative, créée lors du premier confinement en mars 2020. A cette époque, Charles Kaisin avait invité le public à fabriquer des origamis et à les lui envoyer. Pour chaque origami récolté, un apport financier de mécènes venait soutenir la recherche scientifique dans la lutte contre la Covid-19.

Un an après le début de la pandémie, ce projet collaboratif souligne plus que jamais l’importance de l’entraide et de la solidarité, tout en proposant un moment de poésie et d’évasion, dans le plus grand musée d’art de Belgique, jusqu’à la fin de cette année.

Charles Kaisin animera personnellement huit ateliers créatifs au sein du musée en mai et juin 2021. Ces ateliers sont organisés spécialement pour les enfants du personnel soignant du CHU Saint-Pierre (Bruxelles). Et durant l'été, des visites-découvertes de l’installation seront également proposées aux enfants des centres aérés de la Ville de Bruxelles.

S.D.

www.fine-arts-museum.be

Photo : Installation «Origami for Live» de Charles Kaisin / © Nicolas Lobet.

Article mis en ligne en mai 2021

Réouverture de la Porte de Hal
Réouverture de la Porte de Hal

Dès le 1er septembre, la Porte de Hal – Boulevard du Midi à Bruxelles – rouvre ses portes au public, qui pourra à nouveau y venir découvrir l’histoire médiévale de la ville de Bruxelles et le siècle du peintre Peter Bruegel en toute sécurité. En effet, il a accès aux collections permanentes ainsi qu'à l’exposition temporaire «Back to Bruegel», en parcourant toute la Porte de Hal jusqu’à l’incroyable panorama sur Bruxelles depuis le chemin de ronde, en passant par des escaliers médiévaux habituellement inaccessibles au public.

Réouverture de la Porte de Hal

Pour réaliser un parcours respectant la distanciation sociale et permettant de visiter l’intégralité du bâtiment et de l’exposition, les visiteurs sont invités à emprunter un «passage secret» par les escaliers médiévaux d’origine. Ces derniers ont été cachés au public depuis les grandes transformations de la Porte de Hal réalisées au 19e siècle – par l’architecte Henry Beyaert – et la création du magnifique escalier de style néo-gothique reliant tous les étages du bâtiment.

L’exposition «Back to Bruegel» plonge les visiteurs dans la vie au 16e siècle grâce à des casques de réalité virtuelle et les longues-vues virtuelles, présentes sur le chemin de ronde, permettant de contempler un impressionnant panorama de Bruxelles et de la campagne alentour, sont désormais équipées de produits désinfectants.

M.VD.

www.kmkg-mrah.be/fr/informations-pratiques-1

Article mis en ligne en août 2020

«Meet the Masters» au Palais de la Dynastie
«Meet the Masters» au Palais de la Dynastie

En un an, l’exposition «Beyond Bruegel» a attiré quelque 60 mille visiteurs au Palais de la Dynastie à Bruxelles. Une expérience immersive totale qui projetait le spectateur au 16e siècle, où s’animaient autour de lui les œuvres de Pieter Bruegel l'Ancien. Fort de ce succès, l'organisme officiel et initiateur du projet - Tourism Flanders - revient avec une toute nouvelle exposition de même style : «Meet the Masters».

«Meet the Masters» est visible, au Palais de la Dynastie, dès le fin août. Trois grands maîtres de la peinture flamande – Jan van Eyck, Pieter Bruegel et Peter Paul Rubens – sont réunis le temps d’une expérience virtuelle et d’une rencontre inédite. S’il est toujours question de voyage, celui-ci se fait hors du temps, engageant dans une conversation fantasmée ces trois peintres d’exception. Le visiteur peut découvrir leurs ateliers respectifs, reconstitués dans les moindres détails, ainsi qu'observer les chefs-d'œuvres s’animer, grâce à la cartographie vidéo et à des projections à 360°, et également assister à un spectacle son et lumière.

L.B.

www.meetthemasters.be

photo : Influence italienne – Peter Paul Rubens

Article mis en ligne en août 2020

100 trésors des musées bruxellois
100 trésors des musées bruxellois

Les musées bruxellois regorgent de pièces uniques et la richesse des collections permanentes des musées de la capitale est exceptionnelle. Quelques pièces extraordinaires ont été rassemblées dans un livre intitulé « 100 trésors des musées bruxellois »; un ouvrage paru aux Editions Racine - Lannoo et réalisé en collaboration avec le Conseil Bruxellois des Musées.

Qu’il s’agisse d’oeuvres de Magritte, Panamarenko ou Brueghel, des iguanodons de Bernissart, d’un fétiche à clous congolais ou de hochets précieux, les cent trésors présentés dans ce livre appartiennent aux collections permanentes de 41 musées bruxellois. Ils ont été sélectionnés en fonction de leur portée historique, leur état de conservation, leur unicité et leur rareté. Pour chacune des pièces, les auteurs livrent une description, une remise en contexte et une anecdote.

Cette publication, disponible en français, en néerlandais et en anglais, est vendue en librairie ainsi que sur les sites : www.brusselsmuseums.be et www.racine.be

C.F.