Culture

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Les affiches de Folon
Les affiches de Folon

La Fondation Folon, située à La Hulpe, présente une nouvelle exposition temporaire intitulée «Les Affiches de Folon» qui se tiendra jusqu'au 7 novembre prochain. L’exposition présente une sélection des plus belles et plus rares affiches de l’artiste, mais aussi des esquisses et des aquarelles inédites qui éclairent le processus de création et enrichissent la découverte.

De sa première affiche pour un court-métrage de Maurice Pialat en 1961 à sa dernière annonçant «Folon Firenze», son exposition à Florence en 2005, l'artiste Jean-Michel Folon (1934-2005) a incontestablement marqué l’art de l’affiche. Dès les années soixante, il est sollicité pour la création d’affiches de cinéma et, durant toute sa carrière, il est resté attaché au monde du cinéma. Il a également très souvent fait la promotion d'événements en tous genres, qu’ils soient culturels, scientifiques ou sportifs. Mais dans les années 1970, Folon s'est détaché de plus en plus des projets commerciaux pour se tourner vers des projets de défense de l'environnement et de défense des droits de l’Homme. C'est également durant cette décennie, qu'il a commencé à utiliser l’aquarelle, puis les crayons de couleur et, enfin, l’eau-forte aquatinte. Autant de techniques qu’il a traduites ensuite en offset pour ses affiches. Dès les années 1980, Folon a aussi beaucoup travaillé dans le secteur des arts de la scène en réalisant de nombreux décors de théâtre et d'opéra.

Ses affiches racontent une histoire en une seule image. Son langage artistique est d’autant plus intrigant qu’il est simple, délimité par un alphabet choisi de signes, dans lequel son personnage occupe une place centrale, ainsi que l’oeil soleil ou la main géante.

S.D.

Tél. 02. 653 34 56 – www.fondationfolon.be

Photo : Exposition "Les affiches de Folon" / © Fondation Folon – ADAGP, Paris, 2021.

«Les Orages» à l'ISELP
«Les Orages» à l'ISELP

L'Institut Supérieur pour l'Etude du Langage Plastique (ISELP), situé 31 boulevard de Waterloo à Bruxelles, présente, dans le cadre de son 50e anniversaire, une exposition intitulée «Les Orages». Pensée en diptyque avec «Inspire» – l'exposition qui inaugurait cette saison anniversaire et interrogeait sur le temps qui passe et la manière que peuvent avoir les artistes d’en saisir pleinement l’intensité –, l’exposition «Les Orages» évoque le climat de crainte et d'espoir, qui est le nôtre aujourd'hui, et questionne la notion de temps et de sa subjectivité, en interrogeant le bouillonnement créatif qui précède l’instant crucial du bouleversement. C’est précisément de ce que témoignent les installations de Gwendoline Robin, qui présente une version enrichie de Cratère 6899 : image d’un volcan en attente d’éruption au sol, avec tubes en verre suspendus chargés d’une poudre explosive comme paysage aérien. Ou l' installation inédite de Jonathan Sullam, qui croise une image des débris des tours jumelles du World Trade Center New York au lendemain du 11 septembre 2001, avec une photographie d’une déflagration lors d’un bombardement de la ville d’Alep.

Une large place est aussi accordée aux vidéos. Avec son travail de montage «Der Döppelganger», Bernard Gigounon convoque la figure du double en associant plusieurs acteurs de cinéma dans l’acte conjoint du tir et de la mort, chaque acteur devenant ainsi son propre meurtrier. L'installation vidéo, «Todesfuge» de Michel Lorand, met en parallèle des images d’archives d’événements violents, mêlant témoignages d’époque et plans fixes d’aujourd’hui, pour faire résonner l’écho d’un vacarme enfoui. Parmi les autres installations plastiques présentées, épinglons plusieurs peintures et dessins d’Obi Okigbo, une impressionnante collection de plus de 200 matraques reproduites au tour à bois par Cathy Coëz, et une sculpture suspendue en équilibre instable de Simon Deppierraz. L'exposition «Les Orages» est à découvrir, à l'ISELP, jusqu'au 19 juin 2021.

E.L.

www.iselp.be

Photo : Jonathan Sullam – The benefit of the eyes, 2021 – Installation multimedia, 19 panneaux, 152 néons, 1 DMX, 1 Arduino, Impression digitale sur vinyl – 360 x 250 x 300 cm / Photo: @hv-studio

Rétrospective Roger Raveel à Bozar
Rétrospective Roger Raveel à Bozar

Roger Raveel (1921-2013) aurait eu cent ans en 2021. En cette année commémorative, le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles lui rend un hommage en présentant une grande rétrospective de son œuvre. L’occasion pour le public de (re)découvrir un des plus grands artistes belges d’après-guerre au travers de 150 peintures, dessins, œuvres graphiques et objets, empruntés à des collections publiques et privées. Visible jusqu'au 21 juillet, cette exposition entend attirer l’attention du visiteur sur la spécificité radicale de l’œuvre de Raveel et braquer les projecteurs sur sa production artistique extrêmement diversifiée.

Roger Raveel s’était distingué de ses contemporains en adoptant un langage visuel tout à fait unique, à mi-chemin entre figuration et abstraction. Alors que le monde des arts s’internationalisait toujours plus, Raveel a délibérément choisi de continuer à vivre dans son village natal de Machelen-aan-de-Leie, en province de Flandre Orientale, trouvant son inspiration près de chez lui : dans sa famille, sa maison et son environnement immédiat, au cœur de la région de la Lys.

Pendant toute sa carrière artistique (près de 60 ans), Roger Raveel a pratiqué activement de nombreuses disciplines : dessin, peinture, graphisme, installations in situ et happenings. A partir des années 1960, il a exploré et franchi les frontières entre l’œuvre et la réalité. Il a ouvert ses œuvres sur l’extérieur, les faisant sortir de leur cadre tout en intégrant dans ses tableaux des objets tels que des miroirs ou une roue de vélo. Il a réalisé également diverses installations monumentales in situ, que l’on peut encore admirer aujourd’hui, comme les fresques murales grand format du Château de Beervelde (1966) ou de la station de métro Mérode, à Bruxelles (1975).

M.VD.

Tél. 02 507 82 00 – www.bozar.be

Photo : Roger Raveel – Autoportrait avec charrette, 1981 – Collection de la Province de Flandre orientale/Musée Roger Raveel / © Raveel – MDM, photo : Peter Claeys.

Installation «Origami for Life» aux MRBAB
Installation «Origami for Life» aux MRBAB

Avec «Origami for Life», imaginé par l'artiste et designer belge Charles Kaisin, ce sont plus de 20.000 oiseaux de papier qui s’emparent du grand hall d’entrée des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, jusqu'au 31 décembre 2021.

Cette gigantesque installation – de 5 mètres de haut sur 16 mètres de long – est une œuvre artistique participative, créée lors du premier confinement en mars 2020. A cette époque, Charles Kaisin avait invité le public à fabriquer des origamis et à les lui envoyer. Pour chaque origami récolté, un apport financier de mécènes venait soutenir la recherche scientifique dans la lutte contre la Covid-19.

Un an après le début de la pandémie, ce projet collaboratif souligne plus que jamais l’importance de l’entraide et de la solidarité, tout en proposant un moment de poésie et d’évasion, dans le plus grand musée d’art de Belgique, jusqu’à la fin de cette année.

Charles Kaisin animera personnellement huit ateliers créatifs au sein du musée en mai et juin 2021. Ces ateliers sont organisés spécialement pour les enfants du personnel soignant du CHU Saint-Pierre (Bruxelles). Et durant l'été, des visites-découvertes de l’installation seront également proposées aux enfants des centres aérés de la Ville de Bruxelles.

S.D.

www.fine-arts-museum.be

Photo : Installation «Origami for Live» de Charles Kaisin / © Nicolas Lobet.

Article mis en ligne en mai 2021

«Kandinsky» au Musée Guggenheim Bilbao
«Kandinsky» au Musée Guggenheim Bilbao

Le Musée Guggenheim Bilbao (Espagne) accueille, jusqu'au 23 mai 2021, une exposition consacrée au peintre russe Vassily Kandinsky (1866-1944), figure essentielle de l’abstraction et l’un des principaux représentants de l’Art du 20e siècle.

Construite à partir des extraordinaires fonds de la Fondation Guggenheim de New York, l’exposition présente des peintures et des oeuvres sur papier de l’artiste Vassily Kandinsky et retrace l’évolution esthétique d’un pionnier de l’abstraction et d’un théoricien de l’esthétique de premier plan. Dans sa volonté de libérer la peinture de ses liens avec le monde «naturel», Kandinsky devait découvrir un nouveau type de sujet exclusivement fondé sur la «nécessité intérieure» de l’artiste, une préoccupation majeure qui l’accompagna tout le long de sa vie. C'est au début du 20e siècle que Kandinsky commença à explorer les possibilités expressives de la couleur et de la composition. Mais en 1914, de retour à à Moscou, sa ville natale, son vocabulaire pictural commença alors à se faire l’écho des expérimentations utopiques de l’avant-garde russe dont les recherches se concentraient sur les formes géométriques en vue d’élaborer un langage esthétique universel. En 1933, Kandinsky s’installa près de Paris, où le surréalisme et les sciences naturelles influencèrent le développement d’une iconographie biomorphique dans ses oeuvres. Pour Kandinsky, même les formes les plus abstraites possèdent une dimension expressive et émotionnelle : le triangle incarne l’action et l’agressivité, le carré signifie la paix et le calme, et le cercle évoque le royaume du spirituel et du cosmique.

C. de V.

Musée Guggenheim Bilbao : tél +34 944 35 90 00 – www.guggenheim-bilbao.eus.

Photo : Lignes Noires, décembre 1913 – Huile sur toile 130,5 x 131,1 cm – Solomon R. Guggenheim Museum New York, Collection fondatrice Solomon R. Guggenheim / © Vassily Kandinsky, VEGAP, Bilbao, 2020

Réouverture de la Porte de Hal
Réouverture de la Porte de Hal

Dès le 1er septembre, la Porte de Hal – Boulevard du Midi à Bruxelles – rouvre ses portes au public, qui pourra à nouveau y venir découvrir l’histoire médiévale de la ville de Bruxelles et le siècle du peintre Peter Bruegel en toute sécurité. En effet, il a accès aux collections permanentes ainsi qu'à l’exposition temporaire «Back to Bruegel», en parcourant toute la Porte de Hal jusqu’à l’incroyable panorama sur Bruxelles depuis le chemin de ronde, en passant par des escaliers médiévaux habituellement inaccessibles au public.

Réouverture de la Porte de Hal

Pour réaliser un parcours respectant la distanciation sociale et permettant de visiter l’intégralité du bâtiment et de l’exposition, les visiteurs sont invités à emprunter un «passage secret» par les escaliers médiévaux d’origine. Ces derniers ont été cachés au public depuis les grandes transformations de la Porte de Hal réalisées au 19e siècle – par l’architecte Henry Beyaert – et la création du magnifique escalier de style néo-gothique reliant tous les étages du bâtiment.

L’exposition «Back to Bruegel» plonge les visiteurs dans la vie au 16e siècle grâce à des casques de réalité virtuelle et les longues-vues virtuelles, présentes sur le chemin de ronde, permettant de contempler un impressionnant panorama de Bruxelles et de la campagne alentour, sont désormais équipées de produits désinfectants.

M.VD.

www.kmkg-mrah.be/fr/informations-pratiques-1

Article mis en ligne en août 2020

«Meet the Masters» au Palais de la Dynastie
«Meet the Masters» au Palais de la Dynastie

En un an, l’exposition «Beyond Bruegel» a attiré quelque 60 mille visiteurs au Palais de la Dynastie à Bruxelles. Une expérience immersive totale qui projetait le spectateur au 16e siècle, où s’animaient autour de lui les œuvres de Pieter Bruegel l'Ancien. Fort de ce succès, l'organisme officiel et initiateur du projet - Tourism Flanders - revient avec une toute nouvelle exposition de même style : «Meet the Masters».

«Meet the Masters» est visible, au Palais de la Dynastie, dès le fin août. Trois grands maîtres de la peinture flamande – Jan van Eyck, Pieter Bruegel et Peter Paul Rubens – sont réunis le temps d’une expérience virtuelle et d’une rencontre inédite. S’il est toujours question de voyage, celui-ci se fait hors du temps, engageant dans une conversation fantasmée ces trois peintres d’exception. Le visiteur peut découvrir leurs ateliers respectifs, reconstitués dans les moindres détails, ainsi qu'observer les chefs-d'œuvres s’animer, grâce à la cartographie vidéo et à des projections à 360°, et également assister à un spectacle son et lumière.

L.B.

www.meetthemasters.be

photo : Influence italienne – Peter Paul Rubens

Article mis en ligne en août 2020

100 trésors des musées bruxellois
100 trésors des musées bruxellois

Les musées bruxellois regorgent de pièces uniques et la richesse des collections permanentes des musées de la capitale est exceptionnelle. Quelques pièces extraordinaires ont été rassemblées dans un livre intitulé « 100 trésors des musées bruxellois »; un ouvrage paru aux Editions Racine - Lannoo et réalisé en collaboration avec le Conseil Bruxellois des Musées.

Qu’il s’agisse d’oeuvres de Magritte, Panamarenko ou Brueghel, des iguanodons de Bernissart, d’un fétiche à clous congolais ou de hochets précieux, les cent trésors présentés dans ce livre appartiennent aux collections permanentes de 41 musées bruxellois. Ils ont été sélectionnés en fonction de leur portée historique, leur état de conservation, leur unicité et leur rareté. Pour chacune des pièces, les auteurs livrent une description, une remise en contexte et une anecdote.

Cette publication, disponible en français, en néerlandais et en anglais, est vendue en librairie ainsi que sur les sites : www.brusselsmuseums.be et www.racine.be

C.F.