Culture

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Le Beffroi de Mons : l'histoire d'une incroyable restauration (1983-2015)
Le Beffroi de Mons : l'histoire d'une incroyable restauration (1983-2015)

Construit entre 1661 et 1672 et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1999, le Beffroi de Mons – symbole culminant de la ville et unique beffroi baroque de Belgique – a connu une restauration exceptionnelle pendant trente ans.

Avec ses 365 marches, ses 87 mètres de haut et ses 49 cloches, le Beffroi de Mons, a traversé et marqué l’Histoire de la région.

Du 10 juillet 2021 au 2 janvier 2022, la Salle Saint-Georges accueille une exposition intitulée «Le Beffroi de Mons : l'histoire d'une incroyable restauration (1983-2015)» qui dévoile les multiples aspects et chapitres de cette vaste aventure architecturale et humaine, au cœur de Mons.

Un parcours retrace les trois décennies de cette aventure hors-norme, au travers des traces, documents et témoignages laissés par deux générations d’artisans, d’architectes et d’experts.

Au cœur de l'exposition, une série de témoignages inédits (architectes, ingénieurs, tailleurs de pierre, etc.) ainsi que de nombreux dessins, photos, peintures, vidéos et objets issus des collections de la Ville de Mons, précieusement conservés, racontent l'histoire de cet incroyable chantier.

Six chapitres, précédés d’une introduction et d’une mise en contexte historique, constituent le parcours de l’exposition. Restauration du bulbe, des toitures et de l’étage des cloches, restauration des façades, travaux intérieurs et aux abords du square de la rue des Gades... Chaque section du parcours coïncide à une phase spécifique des travaux.

Cette exposition s’adresse tant au grand public qu'aux professionnels, chercheurs et étudiants. L’occasion, pour les visiteurs, de se réapproprier cette histoire constitutive de Mons et de son patrimoine. A découvrir jusqu'au 2 janvier 2022.

S.D.

www.visitmons.be - www.sallesaintgeorges.mons.be

Photo : Aménagement du Beffroi de Mons, avec au centre l'ascenseur panoramique (phase VI) / cliché : S. Brison, © Ville de Mons.

Article mis en ligne en juillet 2021

«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza
«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza

Tous les visiteurs du Parc Pairi Daiza peuvent désormais observer les manchots pour lesquels un territoire remarquable a été construit sur le site. Il s'agit d'un territoire de 850 m² adapté au comportement naturel de ces animaux, conçu dans un esprit de développement durable et doté de lumière naturelle, de revêtements de sols variés, d’un air assaini et d’un bassin d’eau salée.

Dans la «Grotte aux manchots», la température ambiante est maintenue à une moyenne de 4°C avec un maximum absolu de 7°C. Des recherches récentes ayant montré combien le spectre lumineux est fondamental pour le bien-être de ces animaux, l'enclos est doté d'une grande verrière de lumière naturelle de 100 m² qui ouvre le plafond de la grotte vers le ciel, juste au-dessus du territoire principal nommé «l’île». Les besoins en rayons UV sont donc fournis par la lumière naturelle, tandis qu’un complément de lumière est prodigué par un système d'éclairage artificiel, basé sur un mélange d’ampoules LED et halogènes.

D’une taille de 850 m², dont 300 m² réservés aux visiteurs, la «Grotte aux manchots» veille à la bonne condition physique de ses habitants et leur permet d’exprimer au mieux leurs comportements naturels. Leur habitat consiste en trois zones, établies sur deux niveaux : l'île (212 m², le bassin (350 m³) et la mezzanine (140 m²). La première est composée de plusieurs plateformes séparées par des espaces rocheux permettant un comportement territorial et une appropriation par les couples. Au sol, différents types de revêtements, tels que des galets naturels pour la construction de nids, des plages en galets stabilisés, des rochers pour permettre l'escalade et le positionnement en hauteur. Le bassin offre une profondeur variable de 3 m à 80 cm. Les manchots pouvant passer 75% de leur vie en mer, ce bassin a été construit suffisamment grand et long pour que les manchots puissent y déployer toute leur capacité de nage. Quant à la mezzanine – aussi appelée promenade des manchots –, elle contient l'aire de nourrissage où, après s'être nourris, les manchots continuent leur parcours le long de la mezzanine, passent devant les visiteurs pour, ensuite, redescendre via une rampe de glisse et rejoindre l’île qui abrite la olonie.

«Grotte aux manchots» à Pairi Daiza

Afin de permettre aux visiteurs de bien pouvoir observer les manchots, différents points de vue ont été aménagés : de plain-pied avec la colonie sur l’île, en vision subaquatique et en hauteur le long de la mezzanine, ou encore dans les quatre chambres qui proposent des expériences uniques au contact des manchots.

Actuellement, douze manchots papous – 5 mâles et 7 femelles âgés de 1 à 35 ans – résident dans la «Grotte aux manchots». Ils ont été confiés au Parc Pairi Daiza par l’Oceanografic Valencia (Espagne), le Zoo d’Anvers et le Zoo de Munich (Allemagne). Depuis leur arrivée en février 2021, ils forment une colonie bien soudée.

Les manchots papous sont des oiseaux vivant en Antarctique. A ce stade, ils sont classés en «préoccupation mineure» sur la liste rouge des espèces en danger dans la nature de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature. Plusieurs menaces pèsent toutefois sur l’espèce dans son milieu naturel : surpêche, capture accidentelle dans les filets de pêche, pollution générée par les exploitations pétrolières, ingestion de particules plastiques, réchauffement climatique qui fait fondre la banquise où ils doivent trouver des partenaires, s’accoupler et élever leurs petits. Pour protéger le manchot papou à long terme, Pairi Daiza participe à un programme européen coordonné par l’Association européenne des Zoos et Aquariums.

C.F.

www.pairidaiza.eu

Photos : © Pairi Daiza / 1. île aux manchots et 2. bassin de la grotte aux manchots.

Article mis en ligne en juillet 2021

Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»
Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»

Les Musées royaux d'Art et d'Histoire de Bruxelles conservent une belle collection de vitraux, constituée de plus de 350 œuvres datant du 13e au 20e siècle. Grâce au projet de recherche interdisciplinaire «Fenestra - 800 ans d’histoire du fenestrage» - qui, démarré en 2017 et coordonné par le département de physique appliquée et de photonique de la Vrije Universiteit Brussel, réunit les Musées royaux d'Art et d'Histoire, l’Institut royal du Patrimoine artistique, avec la collaboration du University College London et l’Institut de Recherche sur les Archéomatériaux d’Orléans -, cet ensemble qui constitue une ressource importante pour l’étude du «verre plat» dans les anciens Pays-Bas, est maintenant analysé, conservé dans de bonnes conditions, valorisé et en partie exposé.

Longtemps «oubliée», la collection des Musées royaux d'Art et d'Histoire est une véritable référence dans le domaine du vitrail en Belgique. Les 350 œuvres sont désormais consultables dans le catalogue en ligne du musée (Carmentis projet Fenestra).

Exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre»

Depuis le 2 juillet 2021, une sélection de médaillons issus de cette collection est exposée au Musée Art & Histoire. Ces petits panneaux de verre incolore sont généralement circulaires, d’où le nom de «médaillon» ou «rondel», et sont rehaussés d’un décor peint. Les rondels exposés datent des 16e et 17e siècles, période pendant laquelle les arts verriers des Pays-Bas et de la principauté de Liège étaient en plein essor.

L’exposition «Médaillons - Des miniatures sur verre» retrace, dans un premier temps, l’évolution technologique et artistique du verre peint. La seconde partie de l’exposition s’attache aux thèmes représentés sur les rondels. Ceux-ci sont souvent peints de scènes religieuses - illustrant les saints patrons ou les scènes bibliques -, ou encore de représentations profanes répondant aux goûts nouveaux de la clientèle aisée qui se développait à l’époque. Les rondels forment parfois des séries, illustrant différents épisodes d’un même récit. Ils sont souvent inspirés de copies de tableaux de peintres réputés. L’essor de la gravure et l’invention de l’imprimerie ont permis, par la suite, aux peintres-verriers d’avoir accès à de nouveaux modèles.

Enfin, l’exposition aborde la question des centres de production. Si, au cours des 16e et 17e siècles, la production de rondels devint une industrie florissante aux Pays-Bas, leur attribution à l’un ou l’autre atelier, est souvent difficile. Pour distinguer le travail des peintres-verriers actifs à Anvers, Bruges, Gand, Malines, Bruxelles, Louvain, Liège où d'ailleurs, il faut se baser sur l’iconographie, la technique utilisée et le style, ou encore la provenance des pièces.

C.F.

www.kmkg-mrah.be

Photos : © KIK-IRPA, Brussels / 1. Panneau incluant un rondel – Ancien Hôpital Sainte Elisabeth de Lierre, milieu du 16e siècle, et 2. Médaillon «Scène de l’histoire du fils prodigue» attribué à Dirk Vellert – Anvers, 1530-1545.

Article mis en ligne en juillet 2021

«Photocity» à Tour & Taxis
«Photocity»  à Tour & Taxis

Photocity est un concept d’expositions itinérantes qui trouve son origine du côté de New York (USA). Grâce à un partenariat avec des galeries photos bruxelloises, les clichés de grands photographes – belges et étrangers – sont exposés au fil de différentes thématiques : photojournalisme, paysage, portrait, mode, etc..., à Tour & Taxis à Bruxelles, tout cet été.

Serge Vanderheyden, coordinateur de l’événement, se réjouit d’une prestigieuse collaboration tissée avec National Geographic, qui présente trois magnifiques collections de clichés signés de grands noms : «Colors of the World» pour admirer la beauté du monde, «50 Greatest Wildlife Photographs» pour célébrer celle de la vie sauvage, et «Women – A Century of Change» qui met les femmes sur un piédestal et leur histoire récente en exergue.

Un partenariat avec le Mundaneum permet d'exposer les images du célèbre photographe Norbert Ghisoland, actif au début du 20e siècle et ayant laissé derrière lui une collection de quelque 45.000 plaques de verre, témoignages photographiques uniques pour l'époque.

Au total, ce sont les clichés d'une centaine de photographes de renom qui sont exposés à Tour & Taxis, dans 80 containers venus des ports d'Anvers et de Rotterdam, aménagés à cet effet et offrant une superficie de 15000 m² d'exposition.

De plus, les festivaliers peuvent profiter, du jeudi au dimanche, du «VOO Movie Experience» : un cinéma en plein air de 150 places (entrée comprise dans le ticket d'entrée du festival) qui programmera les grands succès du Movie Drive tout l'été, avec à l'affiche notamment les films Bohemian Rhapsody, Green Book, Parasite...

D.T.

www.photocity.be

photo : © Eric Ceccarini

28e Sculpture Link à Knokke-Heist
28e Sculpture Link à Knokke-Heist

La 28e édition de Sculpture Link – organisée par Art Promotion Tuteleers et installée depuis le 15 juin et jusqu'au 15 août à Knokke-Heist, entre Duinbergen et Le Zoute –, propose des sculptures de l'artiste français Nicolas Lavarenne. Né en 1953 à Chamalières, dans le Puy de Dôme, il a grandi dans une famille où les arts plastiques jouaient un rôle important. Ses parents étaient tous les deux professeurs de dessin, et son père également un peintre fort apprécié. Après une expérience en menuiserie et, ensuite, l'utilisation de polystyrène, Nicolas Lavarenne trouva, en 1990, sa véritable vocation dans le modelage et la fonte en bronze de figures humaines, principalement masculines. Il a, ensuite, fait la connaissance de quelques artistes connus et a participé à de nombreuses expositions, tant en France qu'à l’étranger. Ce qui lui a permis d'acquérir une notoriété toujours grandissante : ses œuvres, souvent monumentales, sont installées dans des sites historiques, de grands parcs et jardins, de beaux bâtiments et des châteaux.

28e Sculpture Link à Knokke-Heist

L'humain occupe un place importante dans l’œuvre de cet artiste français, comme en témoignent notamment ses échassiers. Ses sculptures évoquent des araignées qui se reposent, largement étendues dans leur toile; la toile s’avérant être une cage éthérée, une structure de barres empoignées par des figures qui planent tout en créant une image d’aliénation. Le corps que Lavarenne modèle est un nœud méticuleusement et explicitement élaboré d’esthétique et de tensions plastiques. Ses corps réalistes influencent et inspirent leur entourage direct et sont un amalgame de rythmique, d’expressivité, d’émotion, d’évasion et d’extase corporelle. Ses sculptures où des personnages, vigoureux et agités, tentent de manière toujours renouvelée de s’élever, font preuve d’un ressort assidu et symbolique.

A la Côte belge, cet été, les sculptures de Nicolas Lavarenne sont à découvrir tout le long de la promenade, à pied ou à vélo, sur la digue depuis Le Zoute en direction de Heist-Ouest (et vice-versa) en passant devant le Grand Casino de Knokke.

De plus, tous ceux et celles qui auront admiré les corps magnifiquement modelés dans leur réseau d’échasses, de barres et de tiges dans le cadre de Sculpture Link 2021 pourront également admirer des œuvres plus petites réalisées par Nicolas Lavarenne, exposées sur le stand de la Galerie Ysebaert pendant la «Knokke Art Fair» qui se tiendra, au Grand Casino de Knokke, du 7 au 15 août inclus.

D.T.

www.sculpturelink.be

Photos : 1. «Départ» © Nicolas Lavarenne / 2. «Pensif» © Nicolas Lavarenne

Ars in Cathedrali : le meilleur de l'orgue !
Ars in Cathedrali : le meilleur de l'orgue !

Du 13 juillet au 31 août se déroulera la 9e édition du Festival Ars in Cathedrali, à raison d'une prestation chaque mardi à 20h. Le festival d’orgue et de musique chorale de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, à Bruxelles, présentera, cette année, un programme de sept concerts, et réunira des artistes belges et étrangers, comme Bernard Foccroulle, Olivier Latry, Ludgar Lohman, Svetlana Berezhnaya, l‫’‬ensemble BachPlus dirigé par Bart Naessens, et les organistes titulaires de la cathédrale, Bart Jacobs et Xavier Deprez.

Au programme :

  • 13 juillet : Bart Jacobs & Reitze Smits - ORGANDUO 422play, proposant des œuvres de W.A. Mozart, F. Mendelssohn, A. Bruckner, C. Debussy, M. Ravel.
  • 27 juillet : L‫’‬Art de la Fugue, Bernard Foccroulle, dans des œuvres de J.S. Bach.
  • 3 août : Organ Dancing, Svetlana Berezhnaya, dans des œuvres de E. Grig Holberg, B. Bartok, J. Sibelius, J. Rodrigo Aranajues, A. Ponchielli, G. Faure, P. Tchaikovsky, G. Sviridov, A. Khatchaturian, A. Piazzolla.
  • 10 août : Symphonic Chorales, Ludger Lohmann, présentant des œuvres de Max Reger, Günter Raphael, Franz Liszt.
  • 17 août : Le Chant des Astres, récital d‫’‬Olivier Latry avec des œuvres de Bach, Messiaen, Liszt, Vierne, Saint-Saëns, Escaich, Latry.
  • 24 août : Un voyage à travers l’Europe baroque avec Matteo Imbruno, et des œuvres de W.Byrd, N.Bruhns, J.P.Sweelinck,P.Bruna, J.S.Bach,A. Vivaldi, M. Marais.
  • 31 août : Concerti pour orgue de G-F. Handel, BachPlus olv Bart Naessens et Xavier Deprez, proposant des œuvres de GF Handel, J.S. Bach, A.Vivaldi.

Le festival relayera l’organiste sur deux écrans géants. Ce dispositif permet au public de mieux suivre les gestes musicaux de l’artiste et de rentrer pleinement dans l’intimité de sa musique.

L.B.

www.cathedralisbruxellensis.be

photo : Ensemble BachPlus.

Nouveaux manuscrits exposés au KBR museum
Nouveaux manuscrits exposés au KBR museum

Inauguré en septembre 2020, le KBR museum a pour mission de valoriser un trésor national caché depuis 600 ans : la Librairie des Ducs de Bourgogne et ses superbes manuscrits du XVe siècle. Tous les six mois, le musée expose une nouvelle sélection d’ouvrages provenant de cette collection exceptionnelle. De fait, les manuscrits du KBR museum sont trop fragiles pour être exposés en permanence. Aussi, après six mois passés en vitrines, les folios doivent être protégés de la lumière durant six ans. Selon les normes internationalement reconnues, l’exposition d’un parchemin ne peut dépasser 12.500 heures/lux par an.

Depuis le 11 mai dernier, une nouvelle sélection de manuscrits et de miniatures provenant de la Librairie des Ducs de Bourgogne y est exposée.

La nouvelle sélection présente des documents uniques ainsi que des miniatures provenant du Recueil des histoires de Troie ou du Livre des faits d’armes et de chevalerie, ainsi que le second volume des Chroniques de Hainaut. Au total, 77 nouveaux manuscrits sont à découvrir.

Toutefois, les manuscrits qui ont été exposés précédemment restent accessibles en ligne via Belgica, la bibliothèque numérique de KBR (https://belgica.kbr.be). Il est d’ailleurs possible de feuilleter la quasi-totalité des manuscrits de la Librairie des Ducs de Bourgogne sur le site www.kbr.be. L’application permet même d’agrandir les miniatures dans leurs moindres détails.

S.D.

KBR museum : Mont des Arts 28 – 1000 Bruxelles – www.kbr.be

Photo : Jacques de Guise, Chroniques de Hainaut, vol. II. Traduction de Jean Wauquelin – Pays-Bas méridionaux (Mons et Bruges), seconde moitié du XVe siècle. Le roi Radbod emporté par les démons

Article mis en ligne en mai 2021

«Trees for memories» à la Villa Empain
«Trees for memories» à la Villa Empain

Après le Varusschlacht Museum de Kalkriese et le Bundestag de Berlin en Allemagne, la Fondation Boghossian accueille – au Project Space de la Villa Empain – l'exposition « Trees for memories », du 4 juin au 24 octobre. Elle sera, ensuite, visible au Parlement Européen à Bruxelles, en novembre 2021, avant d’être présentée, en 2022, à l’ONU à New York.

Cette exposition réunit les œuvres de 31 artistes de réputation internationale. Un siècle après la fin de la Première Guerre mondiale, leurs œuvres constituent, chacune à leur manière, un plaidoyer pour la paix.

Ces oeuvres ont pour point de départ commun un bloc de chêne carré (30 x 30 x 30 cm). Ce bois, issu d’une section du front en Alsace, porte encore en lui les stigmates de la guerre. Par les blessures qui leur ont été infligées, les fragments de projectiles en métal encore incrustés à l’intérieur, ainsi que le noircissement de leur surface, ces blocs de bois sont à la fois des reliques et des témoins de la guerre.

«Trees for memories» rassemble des artistes qui se sont unis pour donner voix au bois, afin que les arbres puissent raconter leur histoire. Cette exposition cherche à définir un modèle de coexistence pacifique et non-violente : en présentant les oeuvres d’artistes mondialement réputés, tous issus de pays ayant participé militairement à cette guerre, elle proclame la capacité de l’art et des artistes à changer le monde et à permettre une coexistence plus pacifique.

Les artistes exposés sont Aljoscha (Ukraine), Miroslaw Balka (Pologne), Jean Boghossian (Arménie), Christian Boltanski (France), Monica Bonvicini (Italie), Wim Botha (Afrique du Sud), Greta Brătescu (Roumanie), Pedro Cabrita Reis (Portugal), Tony Cragg (Royaume-Uni), Berlinde De Bruyckere (Belgique), Braco Dimitrijević (Croatie), Cevdet Erek (Turquie), Fiona Hall (Australie), Sadaharu Horio (Japon), IRWIN (Slovénie), Ilya & Emilia Kabakov (Russie), Anish Kapoor (Inde), David McCracken (Nouvelle-Zélande), Hermann Nitsch (Autriche), Roman Ondak (Slovaquie), Sándor Pinczehelyi (Hongrie), Sean Scully (Irlande), Kiki Smith (États-Unis), Nedko Solakov (Bulgarie), Costas Varotsos (Grèce), Rirkrit Tiravanija (Thaïlande) , Jana Sterbak (Canada), Raša Todosijević (Serbie), Günther Uecker (Allemagne), Huang Yong Ping (Chine)et Jana Želibská (Tchèquie).

D.T.

Photo : Anish Kapoor, Untitled, 2018 – «Un sanctuaire pour les morts, les blessés, et à la mémoire des laissés pour compte. Soyons vigilants, cela peut et va se reproduire si nous le permettons»

Article mis en ligne en mai 2021

Les affiches de Folon
Les affiches de Folon

La Fondation Folon, située à La Hulpe, présente une nouvelle exposition temporaire intitulée «Les Affiches de Folon» qui se tiendra jusqu'au 7 novembre prochain. L’exposition présente une sélection des plus belles et plus rares affiches de l’artiste, mais aussi des esquisses et des aquarelles inédites qui éclairent le processus de création et enrichissent la découverte.

De sa première affiche pour un court-métrage de Maurice Pialat en 1961 à sa dernière annonçant «Folon Firenze», son exposition à Florence en 2005, l'artiste Jean-Michel Folon (1934-2005) a incontestablement marqué l’art de l’affiche. Dès les années soixante, il est sollicité pour la création d’affiches de cinéma et, durant toute sa carrière, il est resté attaché au monde du cinéma. Il a également très souvent fait la promotion d'événements en tous genres, qu’ils soient culturels, scientifiques ou sportifs. Mais dans les années 1970, Folon s'est détaché de plus en plus des projets commerciaux pour se tourner vers des projets de défense de l'environnement et de défense des droits de l’Homme. C'est également durant cette décennie, qu'il a commencé à utiliser l’aquarelle, puis les crayons de couleur et, enfin, l’eau-forte aquatinte. Autant de techniques qu’il a traduites ensuite en offset pour ses affiches. Dès les années 1980, Folon a aussi beaucoup travaillé dans le secteur des arts de la scène en réalisant de nombreux décors de théâtre et d'opéra.

Ses affiches racontent une histoire en une seule image. Son langage artistique est d’autant plus intrigant qu’il est simple, délimité par un alphabet choisi de signes, dans lequel son personnage occupe une place centrale, ainsi que l’oeil soleil ou la main géante.

S.D.

Tél. 02. 653 34 56 – www.fondationfolon.be

Photo : Exposition "Les affiches de Folon" / © Fondation Folon – ADAGP, Paris, 2021.

Installation «Origami for Life» aux MRBAB
Installation «Origami for Life» aux MRBAB

Avec «Origami for Life», imaginé par l'artiste et designer belge Charles Kaisin, ce sont plus de 20.000 oiseaux de papier qui s’emparent du grand hall d’entrée des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, jusqu'au 31 décembre 2021.

Cette gigantesque installation – de 5 mètres de haut sur 16 mètres de long – est une œuvre artistique participative, créée lors du premier confinement en mars 2020. A cette époque, Charles Kaisin avait invité le public à fabriquer des origamis et à les lui envoyer. Pour chaque origami récolté, un apport financier de mécènes venait soutenir la recherche scientifique dans la lutte contre la Covid-19.

Un an après le début de la pandémie, ce projet collaboratif souligne plus que jamais l’importance de l’entraide et de la solidarité, tout en proposant un moment de poésie et d’évasion, dans le plus grand musée d’art de Belgique, jusqu’à la fin de cette année.

Charles Kaisin animera personnellement huit ateliers créatifs au sein du musée en mai et juin 2021. Ces ateliers sont organisés spécialement pour les enfants du personnel soignant du CHU Saint-Pierre (Bruxelles). Et durant l'été, des visites-découvertes de l’installation seront également proposées aux enfants des centres aérés de la Ville de Bruxelles.

S.D.

www.fine-arts-museum.be

Photo : Installation «Origami for Live» de Charles Kaisin / © Nicolas Lobet.

Article mis en ligne en mai 2021

Réouverture de la Porte de Hal
Réouverture de la Porte de Hal

Dès le 1er septembre, la Porte de Hal – Boulevard du Midi à Bruxelles – rouvre ses portes au public, qui pourra à nouveau y venir découvrir l’histoire médiévale de la ville de Bruxelles et le siècle du peintre Peter Bruegel en toute sécurité. En effet, il a accès aux collections permanentes ainsi qu'à l’exposition temporaire «Back to Bruegel», en parcourant toute la Porte de Hal jusqu’à l’incroyable panorama sur Bruxelles depuis le chemin de ronde, en passant par des escaliers médiévaux habituellement inaccessibles au public.

Réouverture de la Porte de Hal

Pour réaliser un parcours respectant la distanciation sociale et permettant de visiter l’intégralité du bâtiment et de l’exposition, les visiteurs sont invités à emprunter un «passage secret» par les escaliers médiévaux d’origine. Ces derniers ont été cachés au public depuis les grandes transformations de la Porte de Hal réalisées au 19e siècle – par l’architecte Henry Beyaert – et la création du magnifique escalier de style néo-gothique reliant tous les étages du bâtiment.

L’exposition «Back to Bruegel» plonge les visiteurs dans la vie au 16e siècle grâce à des casques de réalité virtuelle et les longues-vues virtuelles, présentes sur le chemin de ronde, permettant de contempler un impressionnant panorama de Bruxelles et de la campagne alentour, sont désormais équipées de produits désinfectants.

M.VD.

www.kmkg-mrah.be/fr/informations-pratiques-1

Article mis en ligne en août 2020

«Meet the Masters» au Palais de la Dynastie
«Meet the Masters» au Palais de la Dynastie

En un an, l’exposition «Beyond Bruegel» a attiré quelque 60 mille visiteurs au Palais de la Dynastie à Bruxelles. Une expérience immersive totale qui projetait le spectateur au 16e siècle, où s’animaient autour de lui les œuvres de Pieter Bruegel l'Ancien. Fort de ce succès, l'organisme officiel et initiateur du projet - Tourism Flanders - revient avec une toute nouvelle exposition de même style : «Meet the Masters».

«Meet the Masters» est visible, au Palais de la Dynastie, dès le fin août. Trois grands maîtres de la peinture flamande – Jan van Eyck, Pieter Bruegel et Peter Paul Rubens – sont réunis le temps d’une expérience virtuelle et d’une rencontre inédite. S’il est toujours question de voyage, celui-ci se fait hors du temps, engageant dans une conversation fantasmée ces trois peintres d’exception. Le visiteur peut découvrir leurs ateliers respectifs, reconstitués dans les moindres détails, ainsi qu'observer les chefs-d'œuvres s’animer, grâce à la cartographie vidéo et à des projections à 360°, et également assister à un spectacle son et lumière.

L.B.

www.meetthemasters.be

photo : Influence italienne – Peter Paul Rubens

Article mis en ligne en août 2020

100 trésors des musées bruxellois
100 trésors des musées bruxellois

Les musées bruxellois regorgent de pièces uniques et la richesse des collections permanentes des musées de la capitale est exceptionnelle. Quelques pièces extraordinaires ont été rassemblées dans un livre intitulé « 100 trésors des musées bruxellois »; un ouvrage paru aux Editions Racine - Lannoo et réalisé en collaboration avec le Conseil Bruxellois des Musées.

Qu’il s’agisse d’oeuvres de Magritte, Panamarenko ou Brueghel, des iguanodons de Bernissart, d’un fétiche à clous congolais ou de hochets précieux, les cent trésors présentés dans ce livre appartiennent aux collections permanentes de 41 musées bruxellois. Ils ont été sélectionnés en fonction de leur portée historique, leur état de conservation, leur unicité et leur rareté. Pour chacune des pièces, les auteurs livrent une description, une remise en contexte et une anecdote.

Cette publication, disponible en français, en néerlandais et en anglais, est vendue en librairie ainsi que sur les sites : www.brusselsmuseums.be et www.racine.be

C.F.